Journaux liées à cette note :

Comment "harness" s'est répandu en IA et pourquoi ce terme a été choisi #llm, #AI-coding-agents, #testing, #agent-eval-harness, #harness

Le week-end dernier, j'ai commencé à chercher d'où venait le terme harness et pourquoi il a été choisi pour désigner ce concept dans les AI agents comme OpenCode ou Claude Code.

Cette note est le résultat de ce travail de recherche, basé sur des échanges avec Sonnet 4.6, des lectures de commentaires Hacker News et divers articles sur le sujet.


En novembre 2025, Anthropic a publié l'article « Effective Harnesses for Long-Running Agents », qui utilise explicitement « agent harness » dans le sens moderne.

Le terme « harness engineering » semble avoir été popularisé par Mitchell Hashimoto dans la section 5 de son billet publié le 5 février 2026. Il y décrit une pratique qu'il a développée au fil de son usage des agents IA :

Je ne sais pas s'il existe un terme largement accepté par l'industrie pour cela, mais j'en suis venu à appeler cela « harness engineering ». C'est l'idée que chaque fois qu'on constate qu'un agent commet une erreur, on prend le temps de concevoir une solution pour que l'agent ne commette plus jamais cette erreur. Je n'ai pas besoin d'inventer de nouveaux termes ici ; s'il en existe un autre, je m'y joindrai.

Mitchell Hashimoto — My AI Adoption Journey

Données extraites avec hackernews-trends-poc.

Jusqu'à présent, je pensais à tort que l'analogie du harnais correspondait simplement à l'équipement qu'on pose sur un cheval, sans saisir la pertinence de ce terme, par manque de culture de cette langue. En anglais, on trouve les expressions « harness the sun » ou « harness the wind ». Voici la définition du verbe harness :

Verb

harness (third-person singular simple present harnesses, present participle harnessing, simple past and past participle harnessed)

  1. (transitive) To place a harness on something; to tie up or restrain. Synonym: tackle
    « They harnessed the horse to the post. »
  2. (transitive) To capture, control or put to use. « Imagine what might happen if it were possible to harness solar energy fully. »
  3. (transitive) To equip with armour.

wiktionary

Le terme français qui me semble le plus proche du verbe harness serait « canaliser » ou « dompter ».

Le terme harness désigne donc l'action de canaliser et d'orienter la puissance d'un LLM vers un objectif souhaité.

Avant l'usage du terme harness dans le domaine de l'AI — que ce soit pour agent harness, harness engineering ou LM Evaluation Harness — j'ai découvert en travaillant sur cette note qu'il était déjà utilisé en software engineering, principalement dans l'expression test harness. Il me semble que c'était d'ailleurs l'usage principal du mot dans notre domaine, bien avant qu'il ne soit repris pour les agents IA.


Les concepts que je pense avoir identifiés et que je retiens

  • Le harness est un artefact à installer et configurer dans OpenCode. Il est composé de :
  • Le harness engineering est le processus humain d'amélioration itérative du harness. Quand l'utilisateur observe une erreur de l'agent, il modifie ou ajoute des fichiers AGENTS.md, SKILLS.md, des outils MCP ou des configurations pour qu'elle ne se reproduise plus. Ce terme désigne le processus, par opposition au harness qui est l'artefact.
  • Agent-eval-harness est un outil externe au harness permettant de lancer des sortes de tests unitaires. Il est utilisé pendant les phases de harness engineering pour valider les modifications de façon contrôlée et reproductible.

Cette note ne traite pas de la boucle agent en elle-même — j'ai documenté ce concept séparément ici :

Une application est qualifiée d'AI agent lorsqu'un LLM y prend de façon autonome des décisions en boucle pour atteindre un objectif — en appelant des tools, en consultant des sources via RAG, ou en déléguant à des sous-agents. La boucle s'arrête lorsque l'objectif est atteint ou qu'une intervention humaine est requise.

Ma cartographie de l'écosystème LLM de mars 2026

Le concept de harness vient encadrer cette boucle pour la configurer et la contraindre, mais il ne la définit pas. Comprendre la boucle aide à saisir ce qu'orchestre le harness.

Extrait d'un article de Sebastian Raschka :

Pour clarifier les concepts :

  • LLM : le modèle brut de prédiction du prochain token
  • Modèle de raisonnement : un LLM optimisé pour produire des traces de raisonnement intermédiaires et se vérifier davantage
  • Agent : une boucle qui combine un modèle avec des outils, de la mémoire et des retours d'environnement
  • Agent harness : le scaffold logiciel autour d'un agent qui gère le contexte, l'utilisation des outils, les prompts, l'état et le flux de contrôle
  • Coding harness : un cas particulier d'agent harness ; un harness spécifique au génie logiciel qui gère le contexte du code, les outils, l'exécution et les retours itératifs

source


Quelques articles que j'ai lus avec attention :


En explorant le sujet de harness, je constate que, comme beaucoup de concepts, sa définition peut varier selon les sources et les communautés. Par exemple, l'article Components of a Coding Agent de Sebastian Raschka semble en proposer une définition plus large que Mitchell Hashimoto.

Pour le moment, je souhaite adopter la version de Mitchell Hashimoto, que j'arrive mieux à appréhender et dont je parviens mieux à délimiter le périmètre : un dispositif qui canalise la fougue du LLM, comme le harnais canalise le cheval sauvage.

J'ai découvert gh-issue-sync #issue-tracker, #gestion-projet, #AI-coding-agents, #JaiDécouvert

#JaiDécouvert gh-issue-sync.

gh-issue-sync: sync GitHub issues locally and back

gh-issue-sync is a command line tool that syncs GitHub issues to local Markdown files for offline editing, batch updates, and integration with coding agents.

Pull issues locally, refine them until you are satisfied, and sync changes back. Also useful for offline access to your issues.

source

C'est un outil qui répond à un besoin que j'ai depuis 2018 : préparer avec un process précis des issues GitLab ou GitHub en draft, dans un format texte versionnable, particulièrement utile pendant la phase de meta-spec-writing.

C'est pour répondre à ce besoin que j'avais spécifié les fonctionnalités suivantes dans Projet 24 - Prototyper le gestionnaire de projet de mes rêves :

  • Permettre d'importer / exporter une ou plusieurs issues dans un format de fichier YAML.
    • Permettre d'importer / exporter ces fichiers via Git.
    • Permettre l'utilisation de branche : création, suppression, merge de branches.
    • Permettre la gestion des branches via l'interface web.
    • Visualisation web des diff entre deux branches.
    • Permettre de commit ou créer des snapshots d'une branche.

source

Je trouve curieux de voir émerger des projets comme Beads en octobre 2025 ou gh-issue-sync en décembre 2025, portés par la mouvance Specs Driven Development des agents IA, alors que j'explore ce formalisme depuis environ 2010. Ce qui m'intrigue surtout : pourquoi les développeurs s'intéressent à la spécification maintenant, et pas avant ? J'ai commencé à rédiger des choses à ce sujet, que je souhaite publier.


Le 15 mars dernier, j'ai créé des commandes OpenCode issue-create.md, issue-pull.md, issue-push.md, issue-update.md dont l'objectif était plus ou moins identique à gh-issue-sync : rédiger une issue dans un fichier local, la raffiner, puis l'envoyer vers GitHub. J'ai utilisé ces commandes pour créer les issues du projet sklein-devbox : https://github.com/stephane-klein/sklein-devbox/issues.

En l'état, je ne suis pas satisfait de mon expérience de développeur (DX). Il me semble que la fonctionnalité SKILL.md de gh-issue-sync offre probablement une meilleure architecture que l'utilisation des commandes OpenCode.

Ces prochains jours, je compte tester gh-issue-sync pour un éventuel remplacement. À plus long terme, j'aimerais pousser plus loin le sujet en testant Beads.

Comment déclencher des questions interactives dans OpenCode et ClaudeCode ? #opencode, #AI-coding-agents

Cela fait plusieurs mois que je me demande comment fonctionne le mécanisme de questions interactives présent dans OpenCode et Claude Code.

Plus précisément, je me demande comment je peux déclencher, de manière certaine, des questions interactives dans mes SKILLS.md.

Dans cet exemple :

> Pose-moi la question pour savoir si je suis une femme ou un homme.

Es-tu une femme ou un homme ?

OpenCode ne me pose pas cette question de manière interactive, la question est posée sous la forme de "texte libre".

J'ai cherché à en savoir plus et voici ce que j'ai trouvé.

Le mécanisme de questions interactives est déclenché par un tool.

Et voici le contenu des descriptions de ces tools (qui jouent le rôle de prompt) :

Use this tool when you need to ask the user questions during execution. This allows you to:
1. Gather user preferences or requirements
2. Clarify ambiguous instructions
3. Get decisions on implementation choices as you work
4. Offer choices to the user about what direction to take.

Usage notes:
- When `custom` is enabled (default), a "Type your own answer" option is added automatically; don't include "Other" or catch-all options
- Answers are returned as arrays of labels; set `multiple: true` to allow selecting more than one
- If you recommend a specific option, make that the first option in the list and add "(Recommended)" at the end of the label
Use this tool when you need to ask the user questions during execution. This allows you to:
1. Gather user preferences or requirements
2. Clarify ambiguous instructions
3. Get decisions on implementation choices as you work
4. Offer choices to the user about what direction to take.

Usage notes:
- Users will always be able to select "Other" to provide custom text input
- Use multiSelect: true to allow multiple answers to be selected for a question
- If you recommend a specific option, make that the first option in the list and add "(Recommended)" at the end of the label

Plan mode note: In plan mode, use this tool to clarify requirements or choose between approaches BEFORE finalizing your plan. Do NOT use this tool to ask "Is my plan ready?" or "Should I proceed?" - use ${EXIT_PLAN_MODE_TOOL_NAME} for plan approval. IMPORTANT: Do not reference "the plan" in your questions (e.g., "Do you have feedback about the plan?", "Does the plan look good?") because the user cannot see the plan in the UI until you call ${EXIT_PLAN_MODE_TOOL_NAME}. If you need plan approval, use ${EXIT_PLAN_MODE_TOOL_NAME} instead.

Aucun des deux prompts ne dit quand ne pas poser les questions en texte libre. Les deux disent "use this tool when you need to ask questions" — mais le modèle juge lui-même si la situation justifie le tool ou une réponse textuelle directe.

Pour être certain que l'agent IA pose une question en mode interactif, il faut lui demander explicitement de l'utiliser, par exemple, avec la mention (use question tool) ou dans cet exemple :

Utilise le tool question pour me poser deux questions :

1. Mon sexe (homme, femme, autre)
2. Mon prénom, avec "Stéphane" comme première option suggérée, et une option pour saisir autre chose

Autres ressources :

Ma cartographie de l'écosystème LLM de mars 2026 #llm, #software-engineering, #artificial-intelligence

Dans cette hub note, j'essaie de cartographier les principaux concepts et composants de l'écosystème LLM, d'en clarifier les relations et d'affiner mon vocabulaire. Les dates et la dimension historique sont volontairement absentes — cette note décrit l'écosystème tel qu'il est en 2026, pas comment il en est arrivé là.

À la base, on trouve les laboratoires de rechercheOpenAI, Anthropic, Mistral AI, DeepSeek, Qwen Team, etc. — qui entraînent et publient les modèles. Ces modèles sont ensuite instanciés par des AI providersVertex AI (Google), Bedrock (AWS), Scaleway Generative APIs, chutes.ai, etc — qui les rendent accessibles via une API. La plupart des LLM producers jouent également ce rôle d'AI provider pour leurs propres modèles.

OpenRouter est également un AI provider, mais d'un type particulier : c'est un proxy qui s'intercale devant de nombreux AI providers pour offrir un point d'accès et une facturation unifiés.

Les AI providers instancient des Inference Enginesllama.cpp, vLLM, SGLang, ExLlamaV2, etc. — sur leurs serveurs, en y chargeant les poids d'un LLM.
Ces serveurs coûtent très cher, environ 30 000 € pour des H200, 40 000 € pour des B200, 50 000 € pour des B300. Les GPU de ces serveurs sont gravés par TSMC, tandis que la mémoire HBM est produite principalement par SK Hynix.

Si je simplifie, il existe deux familles de LLM, les modèles denses et les modèles Mixture of Experts (MoE). Ces derniers permettent un coût d'inférence réduit à paramètres totaux équivalents.

Généralement le grand public accède aux AI providers via leurs agents conversationnels webChatGPT, Claude, Le Chat, etc.
Les développeurs, eux, connectent leurs applications aux AI provider via une Web API : ces APIs respectaient initialement la convention OpenAI Chat Completions compatible API, mais les APIs ont progressivement divergé.
OpenAI cherche à imposer un standard commun avec Open Responses, tandis qu'Anthropic suit sa propre voie avec sa Messages API.

Beaucoup d'AI providers proposent deux modes de facturation : un abonnement donnant accès à leur agent conversationnel web, et un mode Pay-As-You-Go (à l'usage) donnant accès à leur Web API.

Le texte saisi par l'utilisateur dans un agent conversationnel web est transmis à l'API de l'AI provider au sein d'un prompt, qui contient également le System Prompt (LLM), l'historique de la conversation, et éventuellement du contexte additionnel. La taille maximale de l'ensemble prompt et réponse est nommée context window, exprimée en tokens.

Lorsque l'application enrichit ce prompt avec des données externes — issues d'une base de données vectorielle, d'une base de données relationnelle, d'un moteur de recherche full-text ou d'un moteur de recherche web — on nomme cette technique : RAG (Retrieval-Augmented Generation).

Pour écrire des données dans une base de données vectorielle, il est nécessaire de passer par une étape de vectorisation en utilisant un modèle d'embedding, comme par exemple Cohere Embed v3 multilingual, Voyage AI Text Embeddings ou text-embedding-3-large d'OpenAI. La vectorisation est également requise au moment d'effectuer la requête dans la base de données — avec impérativement le même modèle que celui utilisé lors de l'indexation.
Les modèles d'embedding sont nettement plus légers et économiques qu'un LLM. Ils peuvent être exécutés sur CPU pour des usages courants, sans nécessiter de GPU.

Depuis 2022, les RAG avancés suivent le pattern "Retrieve, rerank, Generate". L'étape de reranking peut être effectuée via deux méthodes :

Beaucoup de LLMs ont tendance à moins bien utiliser les informations situées au milieu d'un très long contexte — ce problème est nommé lost in the middle. Cela pénalise notamment les RAG, dont les chunks pertinents injectés en milieu de contexte risquent d'être sous-exploités par le modèle. Certains LLMs modernes comme Gemini 2.5 Pro ou GLM-5 ne sont plus victimes du lost in the middle sur de longs contextes. Jusqu'en 2025, répéter le prompt améliorait les résultats sur les modèles non-raisonnants. La question reste ouverte pour les LLMs de début 2026 : aucune étude publiée ne le confirme ni ne l'infirme à ce jour.

La technique d'activation de raisonnement chain-of-thought (CoT) par prompting sur les LLMs classiques est connue depuis 2022.
Depuis o1 d'OpenAI en septembre 2024, les modèles sont entraînés spécifiquement pour le raisonnement via RL, on parle de Reasoning Language Model (RLM). L'utilisateur peut contrôler le niveau d'effort de raisonnement via le paramètre effort.
Les modèles Claude Sonnet et Opus 4.x adaptent dynamiquement l'effort de raisonnement en fonction de la complexité de la tâche — Anthropic nomme cela hybrid reasoning.

De nombreux AI provider permettent de configurer des tools qui permettent au modèle d'appeler des fonctions externes. Un tool est décrit sous la forme d'une structure JSON, constituée des champs name, description, input_schema. En fonction du contenu des messages, le LLM peut prendre la décision de demander l'exécution d'un ou plusieurs tools. Cette demande se matérialise dans le JSON de sa réponse (voir exemple).

Il existe deux types de tools :

  • des built-in tools, fournis et exécutés par le AI provider — Web search, Web fetch, Code execution, Memory, etc.
  • des custom tools, définis par le développeur via le Function calling, dont l'exécution est prise en charge par l'application.

La facturation des built-in tools est généralement incluse dans les abonnements des AI providers. Par contre, elles sont généralement facturées individuellement dans l'offre Pay-As-You-Go.

La majorité des AI providers supportent le standard Structured Outputs d'OpenAI pour garantir une réponse conforme à un JSON Schema précis.
Anthropic, quant à lui, ne supporte pas ce standard mais permet tout de même la génération de réponses structurées en JSON en passant par un tool.

Une application est qualifiée d'AI agent lorsqu'un LLM y prend de façon autonome des décisions en boucle pour atteindre un objectif — en appelant des tools, en consultant des sources via RAG, ou en déléguant à des sous-agents. La boucle s'arrête lorsque l'objectif est atteint ou qu'une intervention humaine est requise. En poussant l'idée, on peut dire qu'un assistant IA conversationnel basique, sans tools ni boucle, est la forme la plus minimaliste d'un AI agent. Les assistants conversationnels modernes comme ChatGPT ou Claude sont quant à eux devenus de véritables agents à part entière.

Les Inference Engines sont par nature stateless — chaque requête est traitée de façon indépendante, sans mémoire des échanges précédents. Certains AI providers proposent néanmoins du prompt caching : lorsqu'une portion du prompt est identique d'une requête à l'autre — même ordre, même contenu, token pour token — elle est mise en cache pour une courte durée, ce qui réduit à la fois la latence et le coût. C'est particulièrement utile pour les AI coding agents, dont les longues boucles agentiques répètent à chaque étape le même system prompt et le même historique de conversation. Ce système de prompt caching peut être utile aussi pour une application métier qui envoie de nombreuses requêtes différentes partageant toutes le même long system prompt. Plutôt que de retraiter ces tokens à chaque fois, le provider les garde en cache côté serveur. En fonction du contexte d'utilisation de l'application, il est possible de choisir plusieurs durées de cache, par exemple Anthropic propose 5min ou 1h.
À noter que le prompt caching n'est pas un cache logiciel classique au sens applicatif : c'est une optimisation transparente et implicite côté inférence, sans gestion de clés ni invalidation manuelle.

La plupart des AI providers proposent une API asynchrone de type "batch" — exemples : POST /v1/messages/batches pour Anthropic, POST /batches pour OpenAI, ou POST /v1/batch/jobs pour Mistral AI.
Ces APIs sont conçues pour des tâches non temps-réel, avec un délai de traitement pouvant aller jusqu'à 24h, en échange d'une réduction de 50% sur le tarif standard. Elles disposent par ailleurs de rate limits séparés des quotas synchrones, ce qui permet de soumettre de gros volumes sans impacter les appels temps-réel.

Le protocole MCP standardise la définition, la découverte et l'exécution de tools exposés par des serveurs externes.
Cela permet de connecter un AI agent à des centaines de serveurs MCP sans avoir à écrire la moindre ligne de code.
Cela permet aussi à n'importe quel développeur de publier un serveur MCP pour rendre son service accessible aux AI agents.
La logique est proche des API REST, à la différence que les interfaces MCP sont conçues pour être utilisées par des AI agents plutôt que par des développeurs.

Les AI agents devenant de plus en plus complexes à orchestrer, les développeurs s'appuient sur des frameworks agentiquesVercel AI SDK, LangGraph, VoltAgent, etc. — pour gérer les boucles, la mémoire, les tools et l'observabilité.

Les développeurs utilisent des AI coding agents dans des agentic coding tools comme Claude Code, OpenCode, etc. Ces agents utilisent massivement les tools et chargent du contexte projet depuis des fichiers AGENTS.md — un standard collaboratif initié par Sourcegraph, OpenAI et Google.
Les AI coding agents peuvent également charger dynamiquement des « compétences » depuis des fichiers SKILL.md, un format introduit par Anthropic.

Lorsqu'il utilise un agentic coding tool comme Claude Code ou OpenCode, le développeur peut choisir quel type d'AI coding agent utiliser selon la nature de la tâche — certains moins coûteux pour les tâches simples, d'autres plus capables pour les tâches complexes. Par exemple pour OpenCode on trouve : agent build, agent plan, agent general, agent explore. Chez Claude Code : agent explore, agent plan, agent general-purpose. Ces agents peuvent également travailler en essaim : un agent orchestrateur décompose le travail et délègue des sous-tâches à plusieurs sous-agents exécutés en parallèle.

Certains agents conversationnels web, comme ChatGPT, Claude, etc., proposent des fonctionnalités de "memory layers" basées sur des tools spécifiques. Ces implémentations restent à ce jour plus opaques et moins puissantes que les services dédiés comme mem0, Graphiti, Letta, etc.
Les services de couche mémoire persistante utilisent généralement une architecture hybride combinant une base de données vectorielle et une base de données de graphe : la base vectorielle stocke des informations sémantiques probabilistes et le graphe stocke des informations symboliques. Ces deux types de données permettent de fournir à un agent IA un meilleur contexte.

Les développeurs peuvent tester leurs prompts et leurs AI agents avec des outils d'évaluation, comme Promptfoo, trulens, etc. Ces outils sont nommés LLM Evals. Cela ressemble un peu à des tests unitaires, mais à la différence de ces derniers, qui sont déterministes, les LLM Evals évaluent la qualité des réponses des LLMs de manière probabiliste, généralement en utilisant un LLM-as-a-Judge.

Des laboratoires de recherche en AI privés — OpenAI avec SimpleQA et PaperBench, Google DeepMind avec IFEval et FACTS Grounding, etc. — ou académiques (UC Berkeley avec Chatbot Arena, Princeton avec SWE-bench, Center for AI Safety avec GPQA et HLE) et des communautés (EleutherAI avec le LM Evaluation Harness, Hugging Face avec l'Open LLM Leaderboard) mettent au point des benchmarks pour publier des leaderboards publics. Les créateurs de LLM disposent également de benchmarks internes privés, dont les méthodologies et résultats ne sont pas communiqués de manière transparente.


2026-03-12 : des petites erreurs ont été corrigées et j'ai ajouté 7 paragraphes (détail des changements).